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1914 (Portuguese translation)

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French

1914

. . Les éclairs n’ont-ils pas la même forme à l’étranger ? Quelqu’un qui se trouva chez mes parents discutait de la couleur du ciel. Y a-t-il des éclairs ? C’était un nuage rose qui s’avançait. Oh ! que tout changea ! Mon Dieu ! est-il possible que ta réalité soit si vivante ?
 
. . La maison paternelle est là ; les marronniers sont collés à la fenêtre, la préfecture est collée aux marronniers, le mont Frugy est collé à la préfecture : les cimes seules, rien que les cimes.
 
. . Une voix annonça : « Dieu ! » et il se fit une clarté dans la nuit. Un corps énorme cacha la moitié du paysage. Était-ce Lui ? était-ce Job ? Il était pauvre ; il montrait une chair percée, ses cuisses étaient cachées par un linge : que de larmes, ô Seigneur ! Il descendait...
 
. . Comment ?
 
. . Alors descendirent aussi des couples plus grands que nature. Ils venaient de l’air dans des caisses, dans des œufs de Pâques : ils riaient et le balcon de la maison paternelle fut encombré de fils noirs comme la poudre. On avait peur. Les couples s’installèrent dans la maison paternelle et nous les surveillions par la fenêtre. Car ils étaient méchants.
 
. . Il y avait des fils noirs jusque sur la nappe de la table à manger et mes frères démontaient des cartouches Lebel. Depuis, je suis surveillé par la police.
 
Submitted by Guernes on Wed, 23/05/2018 - 18:08
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Portuguese translation

1914

. . Os raios não têm a mesma forma na terra estrangeira? Alguém que estava na casa de meus pais discutia sobre a cor do céu. São raios? Era uma nuvem rosa que avançava. Oh! Que tudo mudou! Meu Deus! É possível que tua realidade seja tão viva?
 
. . A casa paterna está aí; os castanheiros estão colados à janela, a prefeitura colada aos castanheiros, o monte Frugy colado à prefeitura: os picos só, apenas os picos.
 
. . Uma voz anunciou: “Deus!” e se fez claridade na noite. Um corpo enorme cobriu metade da paisagem. Era Ele? Era Jó? Ele era pobre; mostrava uma carne perfurada, as coxas escondidas por um pano: quantas lágrimas, ó Senhor! Ele descia...
 
. . Como?
 
. . Então desceram também casais maiores que o normal. Eles vinham do ar em caixas, em ovos de Páscoa: riam e a varanda da casa paterna ficou coberta de fios negros como poeira. Tínhamos medo. Os casais se instalaram na casa paterna e nós os vigiávamos pela janela. Pois eram maus.
 
Havia fios negros até sobre a toalha de mesa e meus irmãos desmontavam cartuchos Lebel. Desde então, sou vigiado pela polícia.
 
Tradução - Pablo Simpson
 
Tous droits réservés © Christian Guernes (pour les traductions en français, sauf indication contraire ; lien vers le source, etc.)
Submitted by Guernes on Wed, 23/05/2018 - 18:11
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Tradução - Pablo Simpson

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